A rainy afternoon
2006·19 min·94% liked·12.4K Vues
La pluie raye les vitres. On se tient dans la pénombre et on oublie l’herbe mouillée sur laquelle on voulait s’allonger. On se déshabille plutôt dans le salon. Mon tee-shirt atterrit sur le tapis, son chemisier suit. Elle s’approche, les seins nus, les pointes déjà durcies. Je l’attire sur le canapé ; les coussins expirent une fine poussière sous notre poids. Le baiser est humide et pressé. Nos langues se frottent, et on en redemande encore. Elle me prend en main, va et vient lentement, le pouce étalant le liquide au bout. La pluie dégouline paresseuse sur la vitre, au même rythme. Elle enjambe, la chatte s’ouvre en s’abaissant. La chair cède, centimètre par centimètre, la chaleur serrée m’enveloppe jusqu’au contact des hanches, dans un petit bruit sourd. Elle se met à cavaler. Rien de doux. Son souffle cogne contre mon oreille, sa chatte brûlante et humide avide, les muscles qui se contractent à chaque descente. Je lui pétris les seins, les pouces taquinent les pointes rouges et dures, lui arrachent un petit cri. Elle s’enfonce plus bas, tourne, frotte son clitoris sur moi à chaque chute. La pluie s’intensifie ; le rythme régulier épouse le nôtre. Ses cuisses tremblent, elle accélère. Bruits mouillés à l’endroit où on se joint, chaque claque de peau brute et impudique, pleine de besoin. Je remonte à sa rencontre, m’enfonce plus profond, frappe l’endroit qui la secoue tout entière. Elle jouit la première, sa chatte se serre par spasmes, la bouche ouverte contre ma gorge, sans voix sauf son souffle court. Le plaisir me tient encore à l’extrême bord ; je la retourne, pousse une fois, deux, trois fois et décharge fort, coup après coup, la remplissant tandis que le dernier tambourinement de la pluie recouvre nos petits halètements.














