Sexual excursion
2012·32 min·93% liked·15.9K Vues
Deux filles décident de pimenter leur soirée. Des menottes en cuir mordent la peau douce pour la première fois. L'une s'allonge, les poignets tirés au-dessus de la tête, les chevilles écartées et attachées aux coins du lit. Elle regarde sa partenaire tourner autour d'elle comme un prédateur qui découvre sa première proie, la blonde qui essaye de ne pas sourire devant le sérieux qu'elles y mettent toutes les deux.
Les cordes lui serrent les cuisses, la maintenant ouverte. Elles avaient choisi des mots de sécurité plus tôt, mais dans le moment ils sonnent un peu bêtes. Elle teste quand même les liens, soulève les hanches, et sent la pression monter plus fort parce qu'elle ne peut pas fermer les jambes. Les doigts de sa partenaire glissent lentement sur l'intérieur de sa cuisse, s'arrêtent juste avant la peau trempée. Elle attend, le souffle coupé, jusqu'à ce que la main s'éloigne puis revienne encore plus légère. Chaque pause transforme l'attente en un besoin qui fait trembler ses cuisses contre les cordes.
Un bandeau en soie lui recouvre les yeux. Le noir rend tout plus fort, les bruits comme la peau. Elle entend le martinet en cuir frotter le drap, sent la tape légère sous la plante du pied, puis plus haut le long du mollet. Chaque coup brûle moins qu'elle le pensait, presque taquin, mais le contraste avec les caresses lentes qui suivent lui donne envie de se pousser contre des touches qu'elle ne contrôle pas.
Son amante se penche, voix basse. « Dis-moi quand tu en veux plus. » Elle hoche la tête, déjà assez mouillée pour sentir l'air frais contre sa chatte. Un pouce tourne autour du clito une fois, deux fois, puis disparaît. Quand le martinet claque sur ce même bourgeon gonflé, elle sursaute et se cambre. Douleur et plaisir s'entrechoquent si vite qu'ils forment une seule sensation brute qui la traverse en entier.
La sueur brille sur son ventre. Les menottes laissent de légères marques rouges qu'elle sait qu'elle va appuyer plus tard, juste pour garder cette brûlure. Quand sa partenaire lui enfonce enfin deux doigts et la baise d'un rythme régulier et impitoyable, l'orgasme part comme un déclic — brutal, soudain, plus bruyant qu'elle ne l'avait voulu. Elle se cambre, les talons qui s'enfoncent dans le matelas, les cuisses qui cherchent à se refermer et qui restent écartées quand même.
Après, elle reste étalée et tremblante pendant qu'on défait les sangles. Elles restent silencieuses un moment, à écouter leur respiration. Puis l'une murmure, presque en riant : « On garde les menottes. » L'autre lui répond en embrassant l'intérieur de son poignet là où les marques sont encore visibles.













