Dreamgirls
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Ariel et Tea voulaient la même chose. Elles l’avaient toutes les deux imaginé : allongées sur le ventre sur une table de massage, à respirer le parfum de lavande et d’huile chaude, pendant que des mains douces et précises leur travaillaient tout le corps. Quand le fantasme est sorti entre elles, elles se sont regardées et se sont dit : autant le faire. Même jour, même pièce, plus de temps à perdre.
Elles ont pris deux tables côte à côte et ont amené leurs propres bouteilles d’huile neutre et deux godemichés en silicone propres, petits mais costauds. Ariel a demandé à Tea de mener. Elle ne voulait pas donner d’instructions, elle voulait se sentir prise. Tea a accepté. Avant de toucher la peau, elles se sont fait une promesse discrète : je m’occuperai de toi, et toi tu t’occuperas de moi.
Elles se sont déshabillées. La masseuse est entrée, gestes courts et fluides, d’abord les paumes à plat sur les dos et les épaules. Ariel a senti le glissement huileux, entendu les petits claquements quand l’huile coulait de la bouteille. Les mains sont descendues plus bas, se sont ouvertes sur ses fesses, le pouce traçant la raie une fois, deux fois. Un autre filet d’huile, cette fois entre ses jambes. Les doigts de la femme ont glissé entre ses cuisses, chauds et glissants, l’ont écartée doucement et ont fait tourner son clito jusqu’à ce que les hanches d’Ariel se soulèvent toutes seules.
Tea regardait. Elle aimait voir les cuisses brillantes d’Ariel, les petits bruits qu’elle n’arrivait pas à retenir. Quand la masseuse est passée à Tea, elle n’a pas hésité. Huile, étalement, doigts qui s’enfoncent. Une main travaillait son clito pendant que l’autre glissait sous elle, deux doigts lubrifiés qui entraient et restaient là, tournant lentement, étirant, appuyant sur tous les points qu’ils pouvaient atteindre. Tea respirait fort, ses genoux s’écartant un peu plus. La femme ne précipitait rien ; elle remplissait et vidait Tea au même rythme posé jusqu’à ce que sa respiration se bloque et que ses orteils se crispent sur la serviette.
Elles se sont retournées ensemble sur le dos. La masseuse a gardé une main sur le ventre de Tea pendant que sa bouche trouvait les seins d’Ariel, suçant chaque téton pour enlever l’huile. Après un passage lent sur le ventre d’Ariel, elle s’est mise au-dessus d’elle, peau contre peau lubrifiée, téton contre téton, poids doux d’un sein contre l’autre, glissant jusqu’à ce que l’huile brille entre elles.
Puis le premier godemichet est apparu. Tea l’a guidé entre les cuisses d’Ariel, l’a enfoncé avec de petits mouvements insistants du poignet. Ariel a gémi et s’est ouverte, le prenant jusqu’au fond. La tête du sex-toy repassait sans arrêt sur son muscle mouillé pendant que le pouce de Tea caressait son clito au même rythme. Les jambes d’Ariel ont tremblé ; elle a joui une première fois en une secousse brève, puis une seconde dans une longue vague.
Elles ont changé de table. Tea s’est allongée. La masseuse a pris le deuxième jouet et l’a enfoncé directement dans Tea — lent, sans relâche, trois petits coups pour l’enfoncer complètement avant que le rythme régulier ne commence. Tea fixait Ariel pendant que la femme la baisait à coups profonds et réguliers, enfonçant jusqu’à ce que le godemichet touche son col. Son corps entier bougeait à chaque poussée. La sueur se mélangeait à l’huile. Sa respiration se bloquait à chaque entrée jusqu’à ce que son orgasme la traverse, fort et serré, la faisant se contracter autour du silicone jusqu’à ce que ses cuisses tremblent.
Après, la pièce est restée silencieuse, à part leurs souffles. Elles ont tendu la main l’une vers l’autre entre les deux tables, doigts encore glissants d’huile et de sueur, la même promesse toujours là : attention, attention, mais aussi oui.













