Mother Daughter Exchange Club #39
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Une femme mince accroupie sur les draps doux de l’hôtel, la lumière miel qui réchauffe la courbe de sa cuisse. Vers trois heures du mat’. Elle porte de la dentelle si fine qu’on la croirait invisible, et ses tétons olive foncé transparaissent quand même. Le dos cambré, une fine ligne de sueur descend le long de sa colonne jusqu’au renflement de sa hanche ; elle s’arrête dans le pli entre ses fesses, hésite, puis glisse plus bas en suivant le sillon. Avec deux doigts bien entraînés elle écarte ses lèvres, juste assez pour que l’intérieur brille. Un petit cercle de pression, volontaire, puis un autre. Son souffle se coupe. Les nerfs s’allument. L’annulaire s’enfonce le premier, phalange par phalange, va et vient paresseux assez profond pour lui arracher un son qu’elle ravale. Le drap est déjà humide sous elle ; sa main libre le serre fort, les ongles plantés dans le coton. Elle retrouve l’endroit et reste dessus, faisant des cercles. La montée monte sans se presser. Front contre le matelas, hanches verrouillées, son corps en réclame plus. Le doigt ressort luisant et revient avec son voisin, l’écartant juste ce qu’il faut pour que ça pique avant de vibrer. Un long coup roulé part du fond et suit le rythme saccadé et court de sa respiration. Elle se dresse sur la pointe des pieds, change l’angle ; quand le talon de la main appuie sur son clito, le tremblement lui traverse les hanches, monte dans le ventre, sort par ses lèvres entrouvertes. Derrière ses paupières la lumière se brise. Deuxième respiration. Troisième. Le plaisir explose comme du verre chaud, liquide sur ses doigts, chaque muscle se contracte jusqu’à ce que les ondes lentes et répétées du contrecoup la relâchent enfin. La dentelle s’est amassée au pli de sa cuisse. Plus rien d’elle n’est caché.













