In the gym
2008·21 min·96% liked·9.0K Vues
L'air de la salle colle à la peau nue. Les haltères tombent, les disques tintent. Cette nana tourne les hanches et d'un coup son top dos-nu laisse apparaître deux lignes nettes dans son dos. Le muscle est là, juste sous la peau, comme de la soie qui colle à une omoplate. Elle finit sa série. La sueur perle au creux de ses reins, puis descend, file direct dans la raie d'un cul qui se contracte à chaque expiration. Ses quadriceps se gonflent quand elle se redresse, les tendons tendus comme des cordes fines derrière chaque genou. Je réfléchis pas. Je m'approche, je lui demande un truc sur la profondeur du split squat bulgare, elle répond sans hésiter. Sa voix est grave, neutre. Mais ses yeux lisent mon pouls. Je répète le mot qu'elle m'a filé—fléchisseur de hanche—et je le sens s'installer derrière mes dents comme quelque chose que je pourrais goûter plus tard. Une autre série commence. La barre embrasse son épaule. Les disques cliquettent. Ses fesses se contractent. Je compte les secondes où elle retient sa respiration. Quand elle range la barre, sa paume reste sur l'acier un peu trop longtemps, comme si le métal gardait mieux la chaleur que ses doigts. Je remarque la couture de son short qui remonte, qui tire une ligne rouge bien nette sur le muscle arrondi qu'elle bosse. Une goutte glisse de sa clavicule, passe entre ses seins, puis disparaît sous l'élastique de son soutien-gorge de sport. Elle me chope en train de mater. Elle sourit comme si elle avait déjà écrit la suite de la conversation. Je réponds avec une question sur sa routine. Elle répond en levant un talon, ce petit ajustement d'équilibre qui fait ressortir chaque ligne sur laquelle elle a bossé. Je hoche la tête. Elle avance. L'espace entre nous se réduit. L'odeur de fer du rack cède la place au sel et à la peau chaude. J'écoute. Elle parle. On mentionne ni l'un ni l'autre ce qu'on sait déjà avoir commencé.













