Budapest #05
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Dia descend du trottoir dans la nuit humide de Budapest, la pluie fine colle encore au bitume. Le taxi la lâche au coin de Kazinczy et Dobó, la brume monte du Danube. Ses talons claquent sur les pavés quand elle pousse une porte étroite sans enseigne, juste l'odeur de clope et de sucre.
Sophie l'attend à l'intérieur, jambes croisées sur un banc de velours. Ses cheveux noirs retombent sur une épaule nue. Quand elle sourit, ses lèvres brillent encore du vin rouge. Elle ne bouge pas. Dia s'arrête à deux pas, regarde, et laisse son manteau s'ouvrir. En dessous, rien d'autre que de la dentelle noire et une peau mate bien lisse. Sophie tend un doigt manucuré et suit la dentelle là où elle plonge entre les seins de Dia. Son vernis est prune foncée.
Elles se rencontrent au milieu. La bouche de Sophie atterrit grande ouverte sur celle de Dia, la langue glisse dedans, goûte sucré et tabac. Elle mord la lèvre inférieure de Dia, aspire lentement, avec intention. Le manteau tombe par terre. Les mains de Sophie descendent, attrapent les fesses de Dia dans cette petite culotte, les doigts s'enfoncent, laissent des petites marques rouges. Dia plaque Sophie contre le mur, lui ouvre sa chemise d'un coup et prend un téton dans sa bouche, mordille juste assez pour que Sophie arque le dos et gémit.
Maintenant sur le long canapé près de la fenêtre, les lumières de la ville passent en traits fins et mouvants. Dia commence au-dessus, à califourchon sur la cuisse de Sophie. Elle frotte sa chatte contre le muscle, appuie fort, le tissu fin de sa culotte devient trempé et transparent. Sophie tend la main, glisse deux doigts en elle, la baise d'abord lentement puis plus vite, les articulations frottent le clitoris à chaque coup. Les gémissements de Dia sortent par petites bouffées haletantes, ses hanches roulent au rythme.
Sophie la retourne sur le dos. Elle retire la culotte de Dia, écarte ses jambes en grand, genoux contre la poitrine. Sa langue trouve la chatte de Dia, lèche en longs coups lents de l'entrée au clitoris. Elle commence avec le plat de la langue, puis passe au bout, là où il faut, aspire le bourgeon gonflé avec ses lèvres, doucement puis plus fort, jusqu'à ce que les cuisses de Dia tremblent contre ses joues.
Les mains de Dia s'emmêlent dans ses cheveux, la maintiennent en place, ses hanches vont et viennent contre sa bouche. Sophie gémit contre elle et les vibrations font tressauter les hanches de Dia. Deux doigts glissent dedans pendant que la langue continue, va et vient à un rythme régulier, les phalanges luisent de mouille. Dia jouit une première fois, fort, cuisses serrées autour de la tête de Sophie, dos qui se soulève du canapé, puis encore quand le pouce de Sophie tourne sans relâche sur son clitoris.
Elles changent. Maintenant Dia a Sophie à quatre pattes, visage enfoncé dans le velours, cul en l'air. Elle l'écarte et lèche son anus, cercles lents, puis enfonce le bout de sa langue, la baise là-dedans pendant que deux doigts remplissent sa chatte. Sophie se cambre en arrière, respire fort, dit le nom de Dia entre deux jurons. Dia ne lâche pas. Elle ajoute un troisième doigt, appuie plus fort, sa langue ne s'arrête jamais jusqu'à ce que Sophie se cabre, tout son corps se tend puis se relâche, jouit par vagues en tremblant.
Après, elles restent sur le canapé. Sophie assise, genoux repliés, fume une cigarette. Dia trace des lignes paresseuses à l'intérieur de sa cuisse, les lumières de la ville font danser des ombres dans la pièce.













