The Roller Skater
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Patritcy, elle roule sur ses rollers depuis qu'elle est gamine. Les roues l'aident toujours à faire le vide dans sa tête. Aujourd'hui c'est simple : bibliothèque ou lit ? Elle s'arrête au coin de la rue. La bibliothèque a rien qui l'attire plus que l'idée de quatre murs et de ses doigts. Elle tourne les talons, raccourcit sa session et rentre direct chez elle en glissant.
Dès que la porte claque, son short lui paraît trop serré. Elle appuie ses paumes sur le jean, puis tire la fermeture et se dégage. La petite culotte à carreaux qu'elle porte toujours dessous apparaît ensuite, en coton doux bien tendu sur ses hanches. Elle l'enlève aussi, avec son soutien-gorge, jusqu'à ce que l'air effleure sa peau nue. Ses tétons durcissent.
Elle garde son t-shirt, à moitié déboutonné, et s'affale sur le canapé. Une main glisse entre ses cuisses. Elle est déjà trempée ; son majeur glisse facilement sur ses lèvres mouillées et trouve l'endroit qui lui coupe le souffle. Elle commence doucement, puis accélère, les muscles de sa cuisse qui tressautent à chaque fois qu'elle fait des cercles sur son clito. La fenêtre ouverte laisse entrer une lumière de fin de journée qui réchauffe son ventre et fait briller sa peau.
Quand le premier vrai gémissement lui échappe, elle court après le suivant. Ses hanches roulent, cherchant plus de friction, et sa main libre pétrit le dessous de son sein. Les sons montent — des râles sourds, puis des soupirs plus courts et plus aigus au fur et à mesure qu'elle approche. La tension se resserre juste sous son nombril. Enfin elle touche le bon spot : deux doigts bien enfoncés, la paume qui frotte son clito, et l'orgasme la traverse en vagues serrées.
Son souffle tremble en sortant. Tous les muscles qu'elle ne savait même pas qu'elle avait crispés se relâchent d'un coup. Elle s'affaisse contre les coussins, la peau chaude et luisante, avec la musique qui monte des enceintes qu'elle a allumées en rentrant. Samedi réglé.












