Lucky Penny
2022·42 min·94% liked·26.3K Vues
Kenna gardait son porte-bonheur dans une petite pochette en velours. Elle l’avait frotté ce matin en lui soufflant les mots qu’elle répétait toujours : fais que cette journée soit à moi. Elle était sûre que Veronica allait enfin lui filer la promotion. À la place, sa patronne l’a convoquée et lui a annoncé qu’ils réduisaient les effectifs et que son nom était sur la liste. L’excuse avait l’air poli, presque sympa, mais la porte a quand même claqué sur cinq ans de boulot. Kenna a récupéré ses affaires sans faire de scène. Elle a gardé la tête haute en sortant et s’est rappelé qu’elle avait ce rencard, et les nouvelles chaussures qui l’attendaient près du lit, et que peut-être la soirée rattraperait tout.
C’est là qu’elle a reçu le texto : sa copine en avait marre. Kenna l’a relu deux fois sur le trottoir, les talons qui lui paraissaient complètement débiles dans sa main. Chez elle, elle a balancé le penny dans la nuit et a claqué la porte. Un coup sec à la porte lui a répondu. La femme dehors portait un manteau gris cintré et s’est présentée : Penny. Quand Kenna lui a demandé pourquoi, l’inconnue lui a rappelé tous les ratés de sa journée et chaque vœu intime qu’elle avait jamais glissé à la pièce. Convaincue, Kenna s’est écartée. Penny a pris son visage entre ses mains et l’a embrassée lentement, comme une promesse enfin tenue.
Elles se sont déshabillées dans le couloir étroit, souffles mêlés, rires qui partaient. Kenna s’est mise à genoux la première, a écarté les cuisses de Penny et l’a léchée jusqu’à ce que les doigts de Penny s’agrippent à ses cheveux. Puis Penny l’a soulevée, l’a portée jusqu’au lit et lui a rendu la pareille, langue précise, doigts qui allaient et venaient jusqu’à ce que Kenna se cambre et quitte les draps. Plus tard elles se sont retrouvées face à face, jambes emmêlées, hanches qui roulent dans ce rythme parfait et lent qui monte, se tend, puis explose en gémissements sourds et tremblants. Quand c’était fini elles sont restées collées, Penny caressant les cheveux de Kenna pendant que la chambre se rafraîchissait. La journée avait tout emporté, mais il restait ça : la peau chaude, le souffle partagé, et ce léger goût de métal que Kenna sentait encore sur sa langue.
Réalisateurs:James Avalon













