Pop Me
2020·37 min·88% liked·9.9K Vues
Victoria attache le dernier ruban quand Audrey passe la porte, encore en tenue de voyage. Surprise totale. La joie se mêle à la panique; les ballons partout rendent son secret impossible à cacher. Le regard d’Audrey balaie la pièce, ces ballons sur les chaises, sur le lit, un arc-en-ciel de latex et ficelles. Elle déglutit. « J’aurais dû appeler », souffle-t-elle, voix basse. Puis elle avoue : même faiblesse, même frisson quand le latex se tend ou éclate. Le soulagement vire en chaleur. La caméra tourne déjà pour la chaîne de Victoria, et Audrey sourit comme si elle venait de trouver une nouvelle coéquipière. Leurs yeux se croisent, elles s’évaluent, le souffle qui s’accélère. Premier jeu : faire éclater des paires, avec des cris et des « paf » secs. Les rubans claquent sur leurs cuisses nues. Des bouts de couleurs collent à leur peau qui picote déjà. Les regards deviennent plus lourds. Deuxième jeu, elles s’assoient sur des ballons trop gonflés, balancent lentement les hanches, frottent le latex qui grince contre le jean qui fonce aux coutures. Les doigts glissent, des contacts « par accident » qui durent. La sueur perle dans le cou d’Audrey. Victoria se lèche la lèvre. Quand le dernier ballon éclate entre leurs cuisses, elles restent collées, la chaleur qui monte entre elles. « Le troisième jeu », murmure Victoria en se penchant si près que leurs bouches frôlent presque, « c’est juste pour nous. » Ses doigts se referment sur une nouvelle boule bien brillante et la tendent entre elles comme une invitation.













