Role Models: Dress For Success
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Aidra attend Dee sur les nerfs. Sa patronne est une femme d’un certain âge qui fait tourner toutes les têtes dès qu’elle entre dans une pièce. Si la conversation dans son bureau tourne mal, Aidra sait qu’elle va vite perdre du terrain.
Quand elles se retrouvent, Dee lui balance la nouvelle direct. Les chiffres sont bons, le nouvel espace est presque prêt, et elle pense confier les clés à Aidra. Presque. Il reste un détail : ses fringues. Le jean moulant et la veste courte qu’elle porte aujourd’hui marchent très bien dehors, mais les clients qui vont pousser la porte veulent du plus affûté, du plus posé.
Aidra sent son estomac se contracter. Ce qu’elle a sur elle, c’est tout ce qu’elle connaît d’elle-même. Elle avoue qu’elle ne sait pas comment changer ça sans se perdre.
Dee a déjà la solution. Dans un petit sac de voyage bien net elle sort un costume gris foncé et une chemise ivoire, encore frais du pressing. Elle sort de la cabine d’essayage, attend un instant, puis frappe doucement. Quand Aidra ressort, elle se sent plus grande. Les épaules bien carrées dans la veste structurée, la chemise rentrée qui colle juste assez pour lui rappeler que ce look reste le sien.
Dee tourne autour d’elle une fois, pince un fil invisible. L’air se tend. Leurs regards se croisent, et elles s’embrassent — d’abord doucement, puis avec urgence. Dee a le goût du rouge à lèvres chic, Aidra celui du café du matin sur la langue de Dee. Les boutons lâchent un à un ; la veste glisse le long des bras d’Aidra et tombe sur la moquette comme une armure inutile.
Elles s’affaissent sur le canapé. La bouche de Dee descend lentement sur le ventre d’Aidra, lèvres chaudes, souffle court. Elle écarte les cuisses de la plus jeune et lèche une fois, lentement, en la regardant se soulever du coussin. Aidra lui rend la pareille, ouvre la chemise de Dee, suit la dentelle du bout des dents avant de la pousser pour refermer la bouche sur un sein ferme. Le pantalon de soie glisse jusqu’aux chevilles, les talons chics tombent avec un bruit sourd. Les doigts passent là où les langues sont passées, glissants et réguliers, chacune poussant l’autre toujours plus loin.
Elles alternent le rôle comme elles alternent les fringues, sans un mot, sûres d’elles, décidées à aller jusqu’au bout. Quand Dee jouit enfin, sa voix se brise sur le nom d’Aidra. Plus tard, alors que la pièce refroidit, Dee est allongée sur le dos, poitrine qui monte et qui descend. Elle regarde la plus jeune et se dit que le costume n’était qu’un début. Si Aidra sait la toucher comme ça, elle saura gérer le reste — et elle compte bien lui filer le bureau du coin pour le prouver.













