Backdoor Scandal
2019·40 min·97% liked·37.7K Vues
Kenzie Taylor garde son téléphone coincé entre l’épaule et la joue pendant qu’elle griffonne une adresse. « Les journalistes, c’est facile, lance-t-elle au type au bout du fil. Tu souris, tu leur promets un accès, et tu les renvoies chez eux contents. » Son associé ricane, lui dit de rester sur ses gardes, puis la ligne coupe.
On frappe à la porte.
Elle redresse sa veste, traverse la pièce et ouvre. Serena Blair est là, jean usé, sourire facile, sac de caméra qui lui tombe sur la hanche. Le sourire de Kenzie vacille une seconde, puis se remet en place. Elle tend la main, fraîche et sèche.
Une fois à l’intérieur, Serena pose un dictaphone sur le bureau et s’installe dans le fauteuil visiteurs. Kenzie s’assoit en face, chevilles croisées, parfaite candidate bien coiffée. Les questions commencent tranquilles : réforme budgétaire, projets pour l’éducation, puis le ton de Serena se durcit. Elle s’approche des sujets perso. Kenzie s’attend à la question habituelle sur les lesbiennes. Au lieu de ça, Serena se penche et lâche le mot « anal » comme une menace.
« Je garde pour moi ce que je sais, propose Serena à voix basse, si tu me montres à quel point t’aimes ça. »
Le cœur de Kenzie fait un bond. La dernière chose dont sa campagne a besoin, c’est un scandale qui passe par la petite porte. Pourtant, elle se lève, enlève sa veste, contourne le bureau jusqu’à se retrouver juste au-dessus des genoux écartés de Serena. Ses cheveux blonds se libèrent de la pince. Ses gros seins naturels tendent la soie de sa chemise quand elle se penche, paumes à plat sur le bois. Les doigts de Serena la trouvent déjà mouillée, caressent, puis s’enfoncent plus profond. Kenzie souffle, les hanches qui bougent au rythme, la pièce remplie du bruit de peau humide et de respirations courtes. Chaque poussée fait oublier le micro qui tourne toujours sur le bureau, jusqu’à ce que le seul titre qui compte soit celui qui coule en sueur le long de sa colonne.
Réalisateurs:Craven Moorehead











