

Hyapatia Lee débarque sur les planches d'Indy en 80, la voix bien placée, les cheveux qui brillent sous les spots du Black Curtain. Deux ans plus tard, le nom devient vraiment le sien. Son sang cherokee tout au fond, elle file vers la côte et atterrit à Hollywood déjà en ébullition, déjà en phase avec la chaleur de sa propre peau. Les caméras ont tout de suite kiffé ce qu'elles ont vu. Trente-six films sortent en vitesse, chaque plan plus net que le précédent, sa bouche et ses hanches qui occupent tout l'écran. Quand elle range sa veste en 93, les honneurs arrivent : d'abord le XRCO, puis la Free Speech Coalition qui lui colle son trophée du Lifetime Achievement. Aujourd'hui c'est une autre scène qui l'appelle. Elle chante devant Double Euphoric, la gorge grande ouverte dans la pénombre, les yeux rivés sur le prochain accord. L'activisme l'accompagne : la planète, les bêtes qui l'habitent, les combats d'hier qui sont toujours pas finis. Entre les concerts et les causes, les vieux films restent tranquilles sur l'étagère, souvenirs derrière la vitre.

Hyapatia Lee débarque sur les planches d'Indy en 80, la voix bien placée, les cheveux qui brillent sous les spots du Black Curtain. Deux ans plus tard, le nom devient vraiment le sien. Son sang cherokee tout au fond, elle file vers la côte et atterrit à Hollywood déjà en ébullition, déjà en phase avec la chaleur de sa propre peau. Les caméras ont tout de suite kiffé ce qu'elles ont vu. Trente-six films sortent en vitesse, chaque plan plus net que le précédent, sa bouche et ses hanches qui occupent tout l'écran. Quand elle range sa veste en 93, les honneurs arrivent : d'abord le XRCO, puis la Free Speech Coalition qui lui colle son trophée du Lifetime Achievement. Aujourd'hui c'est une autre scène qui l'appelle. Elle chante devant Double Euphoric, la gorge grande ouverte dans la pénombre, les yeux rivés sur le prochain accord. L'activisme l'accompagne : la planète, les bêtes qui l'habitent, les combats d'hier qui sont toujours pas finis. Entre les concerts et les causes, les vieux films restent tranquilles sur l'étagère, souvenirs derrière la vitre.